Aller au contenu

Point éco

La décision de la Banque centrale américaine (FED) d’abaisser ses taux d’intérêts dès septembre afin de soutenir l’emploi américain – suivie par la Banque centrale européenne (BCE) – est un excellent signal pour les marchés obligataire et immobilier. L’or devrait également bénéficier de cette politique accomodante. 

La FED, locomotive des baisse de taux

Notre avis sur la situation

Depuis le mois d’août la FED a annoncé son virage de politique monétaire.

La FED était jusqu’alors dans une stratégie de hausse de taux destinée à contrer la hausse de l’inflation. Cette dernière aujourd’hui stabilisée, l’objectif de la FED est à présent de maintenir les emplois, entraînant à présent une stratégie de baisse des taux d’intérêts.
Par effet cascade, la BCE a décidé de suivre le pas et d’effectuer elle aussi des baisses de taux, dont une qui devrait être imminente.
Ces futures baisses de taux devraient donner de l’oxygène à l’ensemble de l’économie, à commencer bien sûr par le marché obligataire, qui mécaniquement devrait augmenter ses valorisations, puis par le marché immobilier dans un second temps, qui devrait voir les prix augmenter.
Le marché actions pourrait profiter aussi de cette baisse (sauf si la récession se profile) car les entreprises endettées pourront se refinancer à des taux plus bas, et les investissements mis de coté à cause de la hausse de taux pourront enfin se concrétiser.
La situation géopolitique reste toutefois un sujet de stress pour les marchés, et continue d’être un paramètre important de la volatilité dans les mois à venir.

Situation des principales zones géographiques​

Zone Euro

Sur le plan géopolitique l’Europe reste enlisée dans le conflit russo-ukrainien, même si certains pays commencent à annoncer des baisses dans le budget alloué à l’Ukraine pour 2025. L’Allemagne, premier contributeur de l’aide européenne à l’Ukraine, fait partie de ces pays. La situation ne montre pas de changement permettant d’entrevoir la fin du conflit.

La situation économique européenne n’évolue pas : l’Allemagne fait face à une récession du fait du coût de son énergie, et voit par conséquent une partie de son industrie se délocaliser dans des pays moins onéreux (comme les États-Unis).

La France reste quant à elle inquiète par son instabilité politique et son niveau de déficit très élevé.

Ces deux pays étant historiquement les moteurs de l’Europe, la situation reste pour l’instant difficile pour le continent.

La baisse des taux qui devrait suivre celle des États-Unis pourrait améliorer la situation à court terme car les ménages ainsi que les entreprises pourraient se financer à des taux plus bas, ce qui ferait repartir le marché immobilier ainsi que celui de l’emploi (deux moteurs importants de l’économie).

États-Unis

La situation américaine évolue, le marché de l’emploi est plus difficile, la baisse du nombre d’offres et de créations d’emploi commence à montrer des signes de difficultés pour les entreprises.
C’est un signal qui peut augurer un début de récession.
La politique de taux élevés menée par la FED depuis 2022 a bien permis de baisser l’inflation, mais commence à impacter le marché de l’emploi.

C’est pour cela que la FED – qui a deux objectif précis, l’inflation et l’emploi – vient de changer d’objectif pour se focaliser sur l’emploi, maintenant que la situation s’est stabilisée sur l’inflation.

La FED a annoncé qu’elle ferait plusieurs baisses de taux sur 2024, ce qui devrait améliorer l’emploi et la consommation.

Chine

La situation chinoise est différente. Le marché immobilier est toujours très difficile à la suite de l’éclatement de la bulle, mais des mesures de soutien menées par le gouvernement, ainsi qu’une politique monétaire accommodante, ont permis de redonner confiance au secteur.
La croissance de début d’année a été supérieure aux prévisions et a redonné des couleurs au marché actions avec un +8% (indice HSI) entre janvier et juin 2024.
La politique monétaire accommodante a aussi pour objectif de soutenir le marché domestique afin de réduire la dépendance du pays aux exportations.

Actions, obligations, immobilier, or

Notre avis sur les types d'actifs

ACTIONS

Nous devenons neutres sur le marché actions à court terme. L’investissement progressif pour un projet long terme reste pertinent, avec une bonne sélection de fonds.

OBLIGATIONS

Nous continuons d’être positifs sur cette classe d’actifs : les baisses de taux annoncées auront mécaniquement un effet de revalorisation des obligations, qui restent donc un actif avec un excellent rapport risque/rendement.

IMMOBILIER

Nous devenons positifs sur cette classe d’actifs : même effet que les obligations mais avec un temps de décalage. Il est possible que nous soyons dans la zone basse de la crise immobilière.

OR PHYSIQUE D’INVESTISSEMENT

Nous restons positifs sur cette classe d’actifs qui devrait mécaniquement profiter de la baisse des taux, ainsi que des achats massifs des banques centrales mondiales.

Lexique

Accroissement excessif des instruments de paiement (billets de banque, capitaux) entraînant une hausse des prix et une dépréciation de la monnaie (s’oppose à déflation).

– Dictionnaire le Robert

L’inflation est la perte du pouvoir d’achat de la monnaie qui se traduit par une augmentation générale et durable des prix. Elle doit être distinguée de l’augmentation du coût de la vie. La perte de valeur de la monnaie est un phénomène qui frappe l’économie nationale dans son ensemble (ménages, entreprises, etc.).

L’indice des prix à la consommation (IPC) est utilisé pour évaluer l’inflation. Cette mesure est partielle étant donné que l’inflation couvre un champ plus large que celui de la seule consommation des ménages.

INSEE

Une banque centrale est une institution publique qui gère la monnaie d’un pays ou d’un groupe de pays et contrôle la masse monétaire, c’est-à-dire la quantité de monnaie en circulation. Le principal objectif de nombreuses banques centrales est la stabilité des prix. Dans certains pays, les banques centrales sont tenues par la loi d’agir en faveur du plein emploi.

Banque Centrale Européenne

Banque centrale américaine : Federal Reserve Board.

voir Banques centrales

Principal outil conventionnel de la politique monétaire, le taux directeur est le taux d’intérêt fixé par une banque centrale pour les prêts qu’elle accorde aux banques commerciales qui en ont besoin. Il influence le taux d’intérêt auquel les banques commerciales prêtent à leur tour à leurs clients, notamment les ménages et les entreprises. Dans la zone euro, la Banque centrale européenne (BCE) utilise, comme d’autres banques centrales, non pas un mais trois taux directeurs.

Banque de France

Capacité (d’un investissement) à procurer un bénéfice.

Dictionnaire le Robert