Point éco
La politique, notamment aux États-Unis et en Europe, fait la pluie et le beau temps sur les marchés financiers, pour ne pas changer.
La politique, notamment aux États-Unis et en Europe, fait la pluie et le beau temps sur les marchés financiers, pour ne pas changer.
Euphorie aux USA et instabilité en Europe
L’élection de Donald Trump aux États-Unis a créé une euphorie sur les marchés actions américains et les cryptomonnaies, tandis que la situation politique instable en France et en Allemagne stresse la zone Euro.
Des conflits restent encore d’actualité, comme en Ukraine ou en Moyen-Orient.
Pour l’heure, nous ne modifions pas nos recommandations sur les classes d’actifs (mise à part une légère désensibilisation sur le CAC 40) car la baisse des taux d’intérêt aux États-Unis et en Europe continue et pourrait s’intensifier sur 2025.
La situation de la France pourrait cependant devenir le sujet n°1 des marchés financiers à court terme, en raison de l’instabilité politique et le niveau préoccupant du déficit.
Situation des principales zones géographiques
La France entre dans une situation d’incapacité gouvernementale et un déficit record. Cela pourrait provoquer le déclassement de la France au sein de l’Union européenne.
Cette instabilité inquiète les agences de notation qui, pour la deuxième fois cette année, abaissent la note de la France au dernier cran du niveau AA. Si la notation était abaissée de nouveau, la France passerait à la note « A simple », qui aurait pour effet de réduire le nombre d’investisseurs. En effet, beaucoup d’institutionnels n’achètent que des dettes de niveau AA minimum.
Cette nouvelle baisse sonne donc comme un avertissement pour les marchés.
La situation politique allemande entre aussi dans une phase d’instabilité en raison de la demande d’un vote de confiance par le président, qui devrait aboutir à un changement de gouvernement.
L’élection américaine impacte par ailleurs le conflit russo-ukrainien, la politique de défense et la politique monétaire de la Banque Centrale Européenne.
Cette dernière devrait continuer sa politique de baisses de taux en 2025, voire l’amplifier si le changement de politique monétaire des États-Unis se réalise en février prochain. La BCE devra également maintenir les écarts entre les taux d’intérêt de la France et les autres pays de la zone par des rachats d’obligations françaises, de façon à conserver la stabilité de l’euro.
La remontée du marché immobilier français risque enfin d’être retardée en raison de l’incertitude fiscale et politique du pays. L’immobilier étant un actif de détention long terme, et souvent l’investissement d’une vie, la situation peut générer de l’attentisme de la part des acheteurs.
La situation est devenue euphorique sur les marchés à la suite de l’élection de Donald Trump. La stratégie économique de protectionnisme du nouveau président semble approuvée par les marchés, même si elle est très audacieuse.
Cette dernière est nommée « la règle des 3 » : 3 % de croissance, 3 % de déficit, et 3 millions de barils jours en plus. Les objectifs de cette règle sont d’augmenter la croissance, réduire les déficits, et s’approcher de l’autonomie énergétique.
Cette politique s’appuiera sur un dollar faible, une dérégulation du pays, une très forte augmentation des droits de douane, la suppression de l’impôt sur les revenus des particuliers, et la baisse de l’impôt sur les sociétés de 21 à 15 %.
Cette politique audacieuse pourrait donc créer une forte croissance et une augmentation des marchés à court ou moyen terme, mais avec toutefois un risque économique plus important.
Les autres pays du monde vont devoir s’adapter à ce changement important qui impactera toute l’économie mondiale.
La situation chinoise reste stable, avec des plans de relance de la consommation et de l’immobilier pas tout à fait finalisés.
Le pays se trouve toujours sans une situation de déflation (-2,5 % des prix de la consommation). La baisse des prix devrait toucher les exportations, ce qui aurait un effet positif pour l’Europe.
La politique de protectionnisme des États-Unis sur le commerce international pourrait fortement impacter les pays exportateurs comme la Chine en 2025.
Actions, obligations, immobilier, or
OBLIGATIONS
Nous restons positifs sur le marché obligataire en raison des baisses de taux américains et européens prévus encore sur l’année prochaine. Cette politique devrait revaloriser la classe d’actifs, même s’il conviendra de rester attentifs à l’impact de l’instabilité politique française.
ACTIONS
Nous restons neutres à court terme. Les marchés américains devraient profiter la politique économique de Donald Trump. À l’inverse, les marchés européens pourraient être pénalisés par la situation politique, en raison des incertitudes fiscales et d’un manque de visibilité.
La situation française pourrait s’améliorer rapidement si un gouvernement donne de la visibilité et un budget crédible.
IMMOBILIER
Nous restons positifs à l’investissement, même si l’amélioration du secteur pourrait être retardée en raison toujours de l’instabilité politique et fiscale qui crée de l’attentisme.
Nous jugeons que la situation permet d’investir à des niveaux de prix intéressants, permettant d’espérer un meilleur rendement sur le long terme.
OR PHYSIQUE
Meilleur protecteur du pouvoir d’achat dans l’histoire, l’or reste un investissement de diversification incontournable pour son patrimoine. Le contexte actuel est très favorable à l’augmentation du cours.
Une banque centrale est une institution publique qui gère la monnaie d’un pays ou d’un groupe de pays et contrôle la masse monétaire, c’est-à-dire la quantité de monnaie en circulation. Le principal objectif de nombreuses banques centrales est la stabilité des prix. Dans certains pays, les banques centrales sont tenues par la loi d’agir en faveur du plein emploi.
Principal outil conventionnel de la politique monétaire, le taux directeur est le taux d’intérêt fixé par une banque centrale pour les prêts qu’elle accorde aux banques commerciales qui en ont besoin. Il influence le taux d’intérêt auquel les banques commerciales prêtent à leur tour à leurs clients, notamment les ménages et les entreprises. Dans la zone euro, la Banque centrale européenne (BCE) utilise, comme d’autres banques centrales, non pas un mais trois taux directeurs.
La déflation est l’opposé de l’inflation. A l’inverse de cette dernière, elle se caractérise en effet par une baisse durable et auto-entretenue du niveau général des prix. La déflation se définit comme l’opposé de l’inflation. Elle se caractérise par une baisse continue et auto entretenue du niveau général des prix.